Image élaborée par Jean-Louis DARRIÈRE


Pour que l’évènement le plus banal devienne une aventure,

il suffit de le raconter. (Jean-Paul SARTRE)


es grands-parents que je n'ai pas eu la chance de connaître et ceux que j'ai perdus trop tôt m'ont donné envie d'en connaître plus sur leur vie quotidienne et m'ont ainsi donné le virus de la généalogie.  Dès 16 ans, ma priorité s'est naturellement portée vers un travail de détective qui m'a permis de rencontrer les plus anciens et de les interroger sur leur vie, leurs ancêtres... À ce jour, certains de mes ancêtres sont malheureusement partis, mais leurs souvenirs traversent le temps et les générations.

 

 

Mon premier but était naturellement de remonter le plus loin possible dans les générations mais très vite ma priorité s'est naturellement portée vers un travail de détective qui m'a permis de rencontrer les plus anciens et de les interroger sur leur vie, leurs ancêtres... Je ne regrette rien : les archives sont toujours là ; certains de mes ancêtres sont malheureusement partis, mais heureusement les souvenirs dont ils m'ont fait part demeurent intacts.

 

La généalogie, en effet, ce n'est pas uniquement collectionner des noms et des dates. Ce n'est pas non plus battre le record en nombre de générations ou en dates bien que la première que l'on nous pose généralement "Tu en es rendue où ? ". C'est aussi faire revivre les vieux objets et les vieilles photos. C'est connaître le mode de vie de nos ancêtres, leur quotidien, le contexte historique et les coutumes locales comme l'etxe au Pays-Basque, si importante dans la transmission du patrimoine et pour comprendre la lecture des actes. C'est aussi l'envie de transmettre aux générations futures cet héritage qu'est notre histoire familiale, comme si nous étions chargés d'une mission pour transmettre ce patrimoine.

 

Mais la généalogie, c'est avant tout une belle leçon de vie ! Il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va.

 

Comme le dit Jérôme MALHACHE dans "Généalogistes. Anecdotes de professionnels" : "Si vous réunissiez quelques généalogistes dans une pièce et les laissiez parler de leur expérience, alors vous auriez l'impression d'explorateurs intarissables de retour d'un autre monde. C'est bien le cas pourtant. Ils ont voyagé dans le temps, y ont croisé des ombres qu'ils ont appris à connaître. Ils en sont revenus, parfois un peu meurtris, les yeux brillants. Mais le jour suivant, il sont repartis là-bas."

 

 

« La plus belle des sépultures est la mémoire des vivants » - André Malraux

 

Plutôt que d'aller au cimetière, je préfère rendre hommage à mes ancêtres par la généalogie : c'est mon choix et aussi une manière de les faire revivre. Ils sont bien sûr dans mon cœur, mais je me sens ainsi plus proches d'eux. Partager leurs joies et leurs peines à travers les actes d’état-civil, les actes notariés ou autres documents nous apporte un peu d’humilité et nous rend plus fort face aux obstacles. Comment rester insensible, par exemple, à tous ses enfants décédés en bas-âge ou ces familles décimées par les pandémies !

 

Je remercie infiniment tous ceux qui m'ont aidé dans mes recherches : les secrétaires de mairies qui m'ont accueillie dans les petits villages, les forums Yahoo où je suis membre, les Archives Départementales qui mettent les registres en ligne gratuitement, tous ceux qui m’aident à résoudre des énigmes depuis des années, internet et BSD qui m’ont permis de faire pousser mon arbre et de le mettre en ligne mais aussi et surtout de retrouver des cousins tant en France qu’en Uruguay ou aux Amériques.

 

Et avant tout je rends hommage à mes ancêtres qui ont fait de moi ce que je suis !

Je ne sais pas si quelqu'un nous voit de là-haut mais qu'ils doivent être fiers de nous voir, cousins aux 4 coins du monde, échanger des messages aussi passionnés et de voir que leur sang qui coule dans nos veines nous unit très fortement !

 

VIVE LA GÉNÉALOGIE !